Un concert étudiant placé sous l’étoile de la grandeur

Jeudi 29 Novembre 2018 se déroulait pour la deuxième année consécutive le « Concert pour les étudiants » organisé par l’auditorium de Lyon. Retour sur cette magnifique prestation de l’Orchestre national de Lyon qui a séduit plus de 2000 spectateurs et spectatrices.

Un concert singulier et magique

Cette soirée a été l’opportunité pour nous, étudiants, de découvrir ou redécouvrir à la fois un cadre de concert tout à fait sublime mais aussi des compositeurs et des pièces ou encore des instruments.

L’orchestre de Lyon et son orgue

En effet, ce concert à mis particulièrement en valeur un instrument bien trop souvent méconnu du grand public : l’orgue. L’Auditorium de Lyon peut en effet se vanter de posséder, hors de Paris, le seul grand orgue de salle de concert en France. Construit pour l’exposition universelle de 1878, il ne comprend pas mois de 82 jeux et 6400 tuyaux en faisant une véritable œuvre d’art.   Les plus grands musiciens se sont bousculés à la console de cet orgue révélant au grand public bon nombre de pièces maitresses conçues pour cet instrument. Restauré en 2013, il sonnait pour ce concert sous les doigts de Iveta Apkalna qui a su mettre en valeur toute sa puissance et sa qualité sonore dans une salle à l’acoustique remarquable.

Sous la direction de Ricardo Minasi et fort de 104 musiciens permanents, l’Orchestre national de Lyon a parfaitement été à la hauteur d’une telle représentation et a mis des étoiles dans les yeux (ou plutôt dans les oreilles) de leurs spectateurs célébrant au passage leur 113 ans d’existence. Ce concert a donc été pour les musiciens l’occasion de fêter l’anniversaire de ce si grand orchestre qui est très apprécié pour sa qualité très française de sa sonorité et qui se produit internationalement. Pouvoir prendre place gratuitement dans la salle a donc été un réel plaisir et restera gravé dans la mémoire de bon nombre d’entre nous.

Une programmation bien orchestrée

Le déroulement de la soirée à été bien choisi, permettant de voyager au travers des époques différentes entre elles.

Nous avons commencé par entendre un Concerto pour orgue et orchestre de chambre de Paul Hindemith (la Kammermusik n°7). Cette pièce contemporaine (composée en 1927) m’a, à vrai dire, beaucoup surpris. N’affectionnant pas particulièrement cette époque de la musique dite « classique » du fait de nombreuses dissonances qui peuvent être présentes dans les œuvres, celle-ci aura pourtant eu le mérite de me faire apprécier une musique post-XIXème. En effet, Hindemith a repris les codes d’époque plus anciennes en y incorporant un langage plus moderne, évitant une radicale coupure et conservant de belles lignes mélodiques très agréables à l’oreille.

Nous avons ensuite été porté par la voix de Kate Aldrich (mezzo-soprano) qui à interpréter trois des cinq Poèmes de Mathilde Wesendonck orchestrés par Richard Wagner. Etant un grand adepte de la musique Wagnérienne et notamment de ses nombreux opéras, je n’ai eu d’autres choix que d’être totalement conquis par la qualité de la prestation de la soliste qui a su retranscrire, grâce à un accompagnement parfait de l’ONL, toute la puissance de l’écriture de Wagner.

Enfin, nos oreilles n’ont à peine eu le temps de se reposer avant la pièce maitresse de ce concert : la symphonie n°3 de Camille Saint-Saëns. Très connu pour des pièces comme « Le carnaval des animaux » ou encore « la danse macabre », La troisième symphonie de ce compositeur requiert un effectif des plus impressionnant. L’orchestre était en effet secondé à la fois par l’orgue mais aussi le piano, instruments qui sont jusqu’au début de son époque inconnu des effectifs symphoniques. Transpirant le postromantique de Beethoven et de Liszt, cette œuvre magistrale a permis de conclure la soirée dans une ambiance épanouissante.

Finir n’est pas vraiment le bon terme, puisqu’à l’issue la symphonie, une étudiante a été tirée au sort pour avoir la chance de remplacer le kappellmeister aux commandes de l’ONL. Cette tradition lors du bis ce concert particulier augmente l’interaction entre le public et l’orchestre et permet de sensibiliser encore plus nous étudiants à cette musique, si riche en diversité.

Sébastien LHOUMEAU

C’est l’hiver qui approche…

Et pour se décongeler, quoi de mieux qu’une bonne playlist ? Voici les résultats qu’on obtient quand on demande aux membres du CQFD de lister des musiques d’hiver :

  1. All I want for Christmas is you : c’est assez transparent
  2. Hogsmeade theme : la magie et la neige, ça marche toujours ! Surtout quand on y joue en jeu vidéo et qu’on galère sur le niveau dont il est le thème.
  3. Mountain – Zelda Breath of the Wild,
  4. Snowpeak ruins,
  5. Et Snowpeak tout court, parce que dans Zelda aussi on randonne dans la poudreuse !
  6. Freezy Flake Galaxy et
  7. Ice mountain, parce que les plombiers aiment faire du ski
  8. Frozen City, de Pokemon Black & White 2 (le rédacteur de l’article vient de se taper un coup de vieux, il est de la génération Saphir/Diamant x))
  9. Ginkiha – Borealis, de Osu!mania
  10. Le thème du launcher de Lol en hiver
  11. Forochel et
  12. Ered Luin ambiant, parce que maintenant qu’on a fini de se balader dans les mondes de Nintendo il faut bien visiter aussi ceux de Tolkien ! (notez que Toto ne parle que rarement de zones glacées, mais néanmoins la baie de Forochel est bien indiquée dans les cartes de ses œuvres #instantculture)
  13. La Reine des Neiges : no comment (mais pas libérée/délivrée, cette fois)
  14. Et l’ost de la route 216, pour donner des cauchemars à tous ceux qui sont restés bloqués dans les congères de Diamant !
  15. Slow dancing in a burning room pour rallumer le feu,
  16. Heart of gold parce qu’il faut de la lumière pour survivre à la nuit, et d’ailleurs heureusement car
  17. There is a light that never goes out : ça doit être pratique pour lire au lit, comme dirait Astérix.

 

CQPS : S1E2

Alors, que se passe-t-il cette semaine ? C’est parti !

Associations

Pour Biosphère vous retrouverez l’ensemble des infos sur leur affiche :

Avanza… pareil :

(si : info supplémentaire : vous aurez droit à un goûter ! J’suis sûr que ça vaut pas les pizza du CQFD ceci dit :p)

Autre stuff

FIE

Le service Vie Etudiante de l’Université de Lyon, lance prochainement son appel à projets FIE (=Fonds d’Initiative Etudiante) (sous pour vos idées) où le Développement Durable sera mis à l’honneur du FIE thématique. Pour vous aider à tout comprendre, ils proposent une réunion le  Jeudi 27 septembre – 18h / 20h à l’Université de Lyon – 92 rue Pasteur – Lyon 7ème

Au programme :

  • Présentation du Fonds d’Initiative Etudiante et de la démarche de Transition énergétique et écologique (TEE) de l’Université de Lyon.
  • Présentation des idées/projets TEE par les participants étudiants.
  • Élargir son évènement et ouvrir le champ des possibles : découvrez des acteurs du développement durable.
  • Échanges autour d’un verre.

Pour participer :  inscription  au plus tard le 25/09 et pour présenter votre idée/projet envoyez une diapo 25/09 au plus tard à vie.etudiante@universite-lyon.fr  Vous aurez 2 min pour votre pitch.

Sainté accueille ses étudiants

Si vous avez des sous pour un billet de train ou que vous habitez pas loin, il y a pas mal de trucs à faire ! Toutes les infos sont par ici : http://saint-etiennetourisme.com/fr/agenda/sainte-accueille-ses-etudiants/

Bonne semaine à tous 😉

CQPS S1E1 : Cours commun du CHELs

Bonjour à tous !

Si vous ne savez pas quoi faire dans les semaines à venir, cette série d’articles est là pour vous ! CQPS pour “C’est Qu’on Pouvait Sortir”, et aujourd’hui on va parler du nouveau cours du CHELs, ou « Centre des Hautes Etudes de Lyon – sciences ».

Il vous permettra de mieux comprendre, contrôler et maîtriser vos émotions et celles des autres, via une série de conférences avec les écoles partenaires du Centre – Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon, l’Ecole Centrale de Lyon, l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, Mines Saint-Etienne, Sciences Po Lyon, VetAgro Sup.

Toutes les séances se passeront à l’ENS de Lyon, amphi Descartes du site du même nom (attention à ne pas vous tromper : l’ENS est découpé en deux sites distants de 15 min !). Voici un petit extrait du programme (5 séances sur 12) :

  • 20 septembre 2018 : Révoltes et mouvements de l’âme : du sens des émotions ; Romain Descendre – ENS de Lyon
  • 27 septembre 2018 : Emergence de l’expression des émotions dans la musique vocale ; Anne Delafosse – CNSMD de Lyon
  • 4 octobre 2018 : Modèles computationnels pour la prédiction de l’émotion ; Emmanuel Dellandréa – Ecole Centrale de Lyon
  • 11 octobre 2018 : L’évaluation des émotions chez les animaux ; Luc Mounier et Alice De Boyer Des Roches – VetAgro Sup
  • 18 octobre 2018 : Les émotions au coeur de la relation homme-animal ; Jean-Luc Cadoré, Isabelle Desjardins, Marine Hugonnard et Samuel Vidal – VetAgro Sup

Intéressés ? Rendez-vous dans ce cas sur leur site avant le 16 pour vous inscrire! (c’est gratuit)

Dix raisons pour lesquelles il est facile de tromper les médias

La 11ème va vous surprendre…

Bonjour à tous !

Cet article sera le premier d’une série consacrée à la désinformation, à ses conséquences & à ses mécaniques. Il vient aussi s’intégrer à notre participation à la Fête de la Science, dont le thème national cet année est « Les idées reçues ».

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un rapport sorti récemment nommé « The Oxygen of Amplification » ; il a été produit par Data & Society, un institut de recherche indépendant de New-York1, via entre autres des interviews avec des journalistes, et vise à trouver de meilleures méthodes journalistiques pour communiquer sur les extrémistes et manipulateurs qui traînent sur Internet, communément appelés « trolls », bien que ce terme ne soit pas tellement représentatif comme nous le verrons plus loin.

Un échantillon du comportement de “trolls” par gee (prononcez djee)

Du paradoxe du troll

Il se focalise plus particulièrement sur la période autour des élections américaines de 2016 pour avoir un pic d’activité à analyser ; en effet, à cette période, toute une galaxie de manipulateurs d’horizons divers a atteint une telle activité qu’elle devint, pour les journalistes, impossible à ignorer.

Pour autant, rédiger une actualité sur leurs (ex)actions – fausse information, campagne de harcèlement, ou théorie du complot – entraîne immédiatement une exposition supérieure de cette dernière : la portée d’une page conspirationniste est encore, dieu merci, inférieure à celle de la portée d’un journal.

S’est donc créé un paradoxe, comme le rapport le note : d’un côté, les conspirationnistes et leurs amis, accusant les médias de ne diffuser que des mensonges ; et d’un autre côté, ces mêmes médias servant de relai pour leur cause.

Des problèmes de conscience

On voit donc le problème : il est impossible aux médias d’ignorer certaines choses ; mais les transformer en actualité les renforce. Pourquoi ? Voici quelques points, évoqués par les journalistes interviewés et repris dans le rapport :

En parler augmente « l’intérêt » des campagnes de harcèlement et donc leur fréquence (« Oh, quand je fais ça les médias écoutent ? COOOL »), de même pour la désinformation. Il augmente au passage l’importance des acteurs concernés artificiellement (si tous les journaux parlent du même groupe de trois boulets dans un garage, ils ont l’air d’être plus nombreux que trois boulets dans un garage, surtout sur Internet où estimer le nombre n’est pas aisé).

Cela normalise et insensibilise les lecteurs (la « fatigue médiatique » qui se produit à force d’exposition aux mêmes actualités, comme par exemple les noyades en Méditerranée : un scandale au début, une atroce habitude à force), et risque d’augmenter la crédibilité de la fausse information (« s’ils en parlent en disant que c’est faux ça doit être vrai »).
Cela donne également le contrôle du narratif aux manipulateurs (« Jojo fait péter la campagne de harcèlement aujourd’hui on fait les gros titres ») et réduit des sujets complexes à des débats stériles (« le réchauffement climatique est un problème auquel nous DEVONS trouver une solution » transformé en « Est-ce que le réchauffement climatique existe » avec d’un côté les pour et de l’autre les contre).

Ne pas en parler, cependant, peut laisser le champ libre à des mensonges encore pires ; laisser passer une occasion d’éduquer le public, en expliquant par exemple ce qu’est le réchauffement climatique ; laisse le contrôle du champ culturel aux manipulateurs ; peut signifier qu’un autre journaliste va tomber sur le sujet et faire un mauvais article par manque de compréhension du sujet ; et surtout ne permet pas d’éliminer le problème.

Et structurels

Pour autant, les raisons citées ci-dessus ne permettent pas de résumer tout le débat. Entrent également en jeu des raisons plus prosaïques et proches du journaliste. Les statistiques en sont un premier point : en effet, de nos jours, il est très facile de mesurer la popularité d’un article, et ces mesures sont utilisés, entre autres, pour déterminer la visibilité d’un article sur les réseaux sociaux ou le prix des annonces. Comment s’étonner dès lors qu’il soit tentant de faire un article sur les « trolls » quand on sait que ce terme attire les clics ?

A ce titre, je vous conseille de lire l’excellent article de nextinpact, journal d’informatique dans tous ses aspects (nouvelles technologies mais aussi lois, enjeux, sciences) qui raconte leur expérience d’une journée sur les titres racoleurs : https://www.nextinpact.com/blog/93581-retour-sur-1er-avril-pas-comme-autres-vous-nauriez-jamais-imagine-suite.htm

xkcd fournit un bon exemple de ce à quoi aurait pu ressembler les siècles passés avec les analytiques d’aujourd’hui.

Plus subtils, mais non moins dangereux, deux autres points influencent lourdement la décision de publier ou non une information : le « journalisme itératif » (traduction littérale de l’auteur) et le faux équilibre médiatique.

Le « journalisme itératif » consiste à reprendre une information d’un autre journal, pour ne pas être à la traîne. Bien que cela puisse être très positif, si l’article à l’origine est bon – c’est, après tout, ce que je suis en train de faire – il peut être très dommageable pour peu qu’il s’agisse d’une in-faux-rmation.

Une vidéo d’horizon-gull sur une “infaux” récente répandue dans la presse française par la magie de ce principe.

Le faux équilibre médiatique consiste, lui, pour reprendre la définition de Wikipédia2, à « présent[er] un enjeu selon un équilibre entre deux points de vue opposés, alors que les faits ne pointent pas vers un tel équilibre. Ils peuvent ainsi exagérer l’importance d’une position minoritaire ou omettre de présenter des informations qui mettraient en évidence l’absence de fondement d’une position » ; exemples communs : créationisme VS « évolutionisme », réchauffement naturel VS réchauffement anthropique.

A lire à ce sujet, une opinion publiée sur le site du Guardian par Rupert Read, membre d’un « thinkthank », parlant de sa proposition d’interview par la BBC : https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/aug/02/bbc-climate-change-deniers-balance

Tout le problème, ici, est qu’il y a confusion entre un traitement équitable et un traitement égal. Il n’y a rien d’équitable à mettre sur le même plateau le créationisme et l’évolutionisme : l’un fait partie de l’édifice scientifique contemporain et est à ce titre plusieurs fois confirmé, quand l’autre n’est qu’issu de la croyance et ne s’appuie sur rien d’autre que la foi de ses partisans. Ce biais médiatique s’appuie également sur l’habitude que nous avons de chercher la justice au milieu de deux idées opposées, quand parfois ce milieu n’existe pas : ainsi entre un pro- et un anti-esclavage, la vérité ne se trouve pas dans un état semi-libre semi-prisonnier.

L’ensemble de ces problèmes évoqués plus haut est multiplié par la hiérarchie, qui si elle cherche à atteindre des quotas et des montants, risque de jouer le jeu des trolls ; mais aussi par la composition des rédactions, souvent composés de la même classe sociale : des hommes blancs plutôt favorisés, et ce à cause de la difficulté de rentrer dans le milieu journalistique sans passer par les écoles, qui sont coûteuses.

Des solutions au problème

Troll pas de l’Internet. Droits du screen : Unoficial Elder Scrolls Wiki

Comme vous le dira n’importe quel joueur d’Oblivion : contre les trolls, rien de tel que les boules de feu. Ah, on ne parle pas des mêmes ?

Proposées par le rapport

Il commence par proposer trois règles de base : vérifier que le contenu est intéressant au-delà de la communauté dont l’article parle ; vérifier que l’histoire a un intérêt pour la société, en ouvrant de nouvelles pistes de conversation, ou en donnant de nouveaux exemples pour une actuelle ; enfin, évaluer les potentiels dangers de ce qui est raconté. Par exemple, donner tous les détails d’une attaque terroriste peut juste inciter à de nouveaux actes, mais s’il s’agit de s’intéresser au parcours du tueur pour comprendre comment il en est arrivé là, alors c’est intéressant pour la société.

Les conseils suivants se centrent plus sur les spécificités des différentes catégories de contenus « trollesques ».

Réflexion additionnelle

Ce n’était pas l’objet du rapport, qui se concentrait surtout sur les « mainstream media » donc de centre-gauche ; mais il est utile ici de rappeler, comme le débat des fake news et les tentatives de classifications en France l’a fait ressortir, qu’il est outrageux, pour un journal, de se dire objectif.

Que ce soit Le Monde ou la BBC, pour ne citer que les deux noms que j’ai en sources, il ne peut y avoir de traitement complètement objectif des faits de société. Pourquoi ? En partie par ce qu’on vient d’expliquer avant : en sélectionnant les nouvelles, il contribue déjà à filtrer. Faut-il parler du dernier meurtre commis à Anvil, du background du tireur ? Ou est-ce un fait divers pourri ? Parle-t-on des enjeux de la manifestation ou de ses dérives ? En quelle quantité ?

Le juste milieu, ici, n’existe pas. Il est plus sain d’observer la situation d’un œil critique : par exemple, Le Monde (comme la BBC en passant) est libéral économiquement et socialement, comme peut le montrer ici cette capture d’écran3 :

Une proposition alternative à l’idéologie économique dominante est identifiée comme une « fausse question » et une manifestation dénonçant les propos du pape fait partie des titres les plus vus. Ce n’est pas très remarqué car c’est la position standard de la société : il est extrêmement difficile d’envisager des alternatives à un système économique aussi puissant que l’actuel, et il est dieu merci difficile d’envisager que les gens qui aiment différemment sont autre chose que des humains comme les autres.

Cependant, et c’est important, il faut faire ici une différence. Une différence entre l’absence de neutralité (condition par défaut) et la franche partialité. Ce n’est pas parce que Le Monde est orienté selon ces deux axes qu’il ne peut pas parler positivement d’une alternative, ou qu’il va détourner les faits pour les conformer à sa vision. En revanche, prenons au hasard FoxNews, c’est directement plus tendancieux (à ce sujet, regardez cet excellent reportage du Guardian).

Il faut, en tout cas, que le journal l’assume (ce qui n’est pas toujours le cas, rapport au Decodex par exemple : http://www.liberation.fr/debats/2017/02/05/decodex-decode_1546462) et que le lecteur en soit conscient : il n’y a pas toujours de juste milieu et les extrêmes n’ont pas toujours tort.


1 : https://datasociety.net/about/, consulté le 29/08/18

2 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_équilibre_médiatique, consulté le 29/08/18

3 : https://grisebouille.net/fakir-contre-le-reste-du-monde/ j’inspire mes remarques de ce post de blog, qui contient d’autres exemples de fausse neutralité. Blog, qui, d’ailleurs, n’est pas neutre, et pour le coup, pas toujours objectif. Ses exemples faisant néanmoins sens, je les retiens.

J’sais pas quoi faire : Pint of Science !

Vous faites quoi cette semaine ?

Vous avez prévu rien, rien du tout avec éventuellement un petit soupçon d’air ? Allez donc prendre une Pinte de Science !

(Labusdalcoolestdangereuxpourlasantéàconsommeravecmodération)