Quatre mille mètres sous la glace – une porte vers la vie extraterrestre ?

Image de Synthèse du Lac Vostok issu du site http://www.avds.ch

Image de Synthèse du Lac Vostok
issu du site http://www.avds.ch

Enfermé sous la glace, le lac Vostok, du nom de la station russe située quatre kilomètres au-dessus, reste encore une incroyable source de découvertes. Il s’agit du plus grand lac subantarctique – avec un volume de 5400 m3 -, et c’est par exemple là qu’a été enregistrée la température la plus basse sur Terre : -90°C. De plus, il semblerait que son écosystème soit très singulier : sans aucune source de lumière, avec une pression très élevée (350 bars) et contenant une grande quantité de gaz dissous.

En somme, un modèle parfait pour une aventure à la Jules Verne, mais qui existe bel et bien.

Les soviétiques en ont commencé le forage en 1989 mais, suite à plusieurs interruptions, ce n’est qu’en février 2012 que le Russe Loukine et son équipe ont atteint les eaux du lac, à exactement 3 769 mètres de profondeur. A diverses reprises, ils ont alors extrait des carottes de glaces permettant d’étudier le climat sur les 420 000 dernières années.

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Peut être allons nous enfin retrouver Les Zinzins
(© Xilam)

En mars 2013, le chercheur russe Sergei Bulat a évoqué la possible présence de bactéries dans le lac. Au même moment, une équipe américaine ayant analysé des échantillons de glace d’accrétion a pu alors détecter pas moins de 3 500 ADN différents.

Ces découvertes nous entraînent alors vers une autre question : la vie peut-elle exister sur d’autres planètes, aux milieux a priori hostiles ? Il semblerait qu’Europe, une lune de Jupiter, et Encelade, une lune de Saturne, possèdent chacune une réserve d’eau subglaciaire, dans laquelle pourrait s’être développée une vie extraterrestre.

Néanmoins, le doute subsiste quant à la provenance des micro-organismes trouvés dans le lac Vostok. En effet, les eaux du lac sont stériles et il est possible qu’une contamination ait eu lieu, soit par le kérosène utilisé lors des forages, soit dans le laboratoire pendant les recherches. Seule une bactérie extrêmophile – autrement dit dont les conditions de développements sont invivables pour les autres organismes -, vivant dans les sédiments du lac, a été trouvée.

Les Russes prévoient tout de même de rejoindre le fond du lac dans plusieurs années et ne perdent pas espoir : peut-être une forme de vie est-elle réellement possible dans des conditions aussi extrêmes ?

 
Manon L.
 

Sources : National Geographic


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