CQPS S1E23

Sans voix !

Ce jeudi 21 Mars à 19h19, ne loupez pas le « road movie » intimiste de Philippe Bossard. Comédien ventriloque, il vous offre une création inclassable seul en scène sans bouger les lèvres. Dans ce récit d’artiste enlevé, se dévoile le quotidien ordinaire d’un de ces « sans voix ». Les épisodes cocasses ou graves se succèdent : les coulisses du music-hall, ses numéros d’artistes, la vie de bohème, les soucis de santé et les éclats de fêtes. Les personnages s’interpellent, les langues se délient, les non-dits émergent…

Un petit shot … culturel ?

Chaque année le Musée des beaux-arts organise des nocturnes ouvertes au public et depuis maintenant 4 ans, l’une d’entre-elle a vu son organisation être confiée à des étudiants pour ce qui s’appelle “La Nocturne Étudiante. L’objectif est de vous laisser partager leurs œuvres coups de cœur à une audience tout public lors d’une soirée. Alors pourquoi pas venir prendre un petit shot culturel avant d’aller boire de vrais shots en soirée le 21 mars de 18h à 22h ?

Révolution !

Un talent artistique ? Une envie de s’exprimer ? Alors faites-le, tout simplement ! Les concours de création étudiante, co-portés par les Crous et les établissements d’enseignements supérieurs, récompensent et valorisent la création étudiante, c’est-à-dire votre création ! Vous pouvez gagner jusqu’à 2000€ et vivre des expériences uniques : participation au festival d’Avignon, exposition dans le cadre du festival international de bande dessinée d’Angoulême ou participation au festival du film court de Clermont-Ferrand. Cette année, le thème est « Révolution », alors profitez de votre sortie du samedi pour trouver des idées 😉 Plus d’infos sur : http://www.etudiant.gouv.fr/cid133547/candidater-aux-concours-de-creation-etudiante.html

Cherchez, et vous trouverez (un stage)

Aujourd’hui, on va vous parler de JobTeaser, la super nouvelle plateforme de l’université pour trouver… bah un job ou un stage, duh.

Où c’est ?

https://univ-lyon1.jobteaser.com : ici !

Après vous êtes identifié on va vous demander de remplir votre profil et vous allez finir par arriver sur cette page :

Qu’est-ce qu’on y fait ?

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CQPS S1E22

Quelles formations pour quels métiers ? 

Vous voulez affiner vos choix en termes de poursuite d’études ? Préciser votre projet professionnel ? Alors venez profitez de la possibilité d’échanger avec les responsables des formations qui vous intéressent et avec des professionnels qui exercent au quotidien les métiers que vous visez ! Le Mardi 12 Mars de 8h30 à 18h15 au bâtiment Thémis, cet évènement mettra le focus sur les Masters et les Licences Pro de la FST et les filières de Polytech. Retrouvez le programme détaillé sur le site du SOIE. 

Faire plaisir à la nature  

C’est le printemps, les oiseaux reviennent, ils se retrouvent, forment des couples et vont … nicher. Mais ont-ils vraiment la place ? Vous avez toujours voulu savoir comment se passe la couvaison des œufs ? Vous avez de la chance car AVANZA organise justement un atelier pour construire un nichoir le mardi 12 mars au Toï-Toï ! Retrouvez toutes les infos ici : https://www.facebook.com/events/437898820288076/  

A peu près égal à Einstein 

Intelligent, bête … Si vous êtes perdu dans la notion d’intelligence alors venez profitez d’un spectacle jeudi 14 mars à 19h19 au théâtre Astrée pour une exploration cognitive qui se nourrit d’informations scientifiques, de récits, de souvenirs, de questionnements, et… de bêtises aussi. Y cohabitent science et récit, vrai et faux, sérieux et humour. Le mieux est de considérer ce spectacle comme un test d’intelligence grandeur nature. Et si, à son terme, vous n’avez pas bien compris ce qu’est l’intelligence, c’est très encourageant ! 

Ecologie, environnement… mais qu’est-ce que ça signifie au juste ?

« L’écologie », « l’environnement », « la pollution », et bien plus encore sont tout autant de termes que nous employons et entendons tous les jours un peu partout, au point de n’y faire plus attention laissant craindre une érosion de leur sens premier. Alors, mots galvaudés, usages erronés ou trahisons totales de sens ? Retour aux sources de ces mots courants aux cœurs d’enjeux cruciaux :

Si là, maintenant, tout de suite je vous demandais de me dire le plus rapidement possible tout ce que vous évoque le terme écologie, vous seriez très certainement en train de penser à Nicolas Hulot, à la protection des fleurs et des p’tits oiseaux ou encore aux Verts, à Greenpeace et autres organisations qui font de l’écologie politique (ça tombe bien, on en parlait récemment). Mais l’écologie ce n’est pas ça, enfin pas à l’origine. A ses prémices (comme on aurait pu le deviner au suffixe -logie), l’écologie était (et est toujours) une science. Fondée par le biologiste allemand Haeckel en 1869, celle-ci étudie le « vivant dans son milieu », s’intéressant donc aux interactions entre différentes espèces et leur milieu mais aussi entre-elles.

Pour ce qui est de la conception écologique exprimée plus haut qui consisterait en « la préservation de quelque chose », il s’agit d’une forme que l’on pourrait qualifier d’« écologie profonde ». Celle-ci prend en réalité sa source dans des racines plus anciennes que la science écologique : l’idée chrétienne que la nature est une création divine dont l’homme est le berger chargé de sa protection. Celle-ci s’est ensuite nourrie des trouvailles de l’écologie scientifique. Les équilibres nés de l’évolution mis à jour dans les écosystèmes furent fétichisés et considérés comme immuables. L’écologisme devenant la vénération de la nature avec le statu quo comme dogme universel. Dans cette conception, l’homme devient par essence le perturbateur qui dérègle ces équilibres désormais sacrés.  Plus proche d’une morale que d’une science donc.

L’environnement quant à lui désignait à l’origine un simple milieu géographique. La définition s’est ensuite étoffée pour y intégrer tout un système de relations et de champs physiques, chimiques et biotiques également reliés avec les dynamiques spatiales mais aussi sociales et économiques. La définition commune n’en est donc pas très éloignée, n’excluant pas cet « environnement » qu’il faut protéger de l’Homme qui fait nécessairement partie de ce tout.

En ce qui concerne la nature, ce n’est pas tant le concept qui s’est trouvé changé que son application sur la réalité qui s’en trouve limité. Par sa définition la plus basique, la nature est tout ce qui est extérieur à l’homme. Le naturel désignant ce qui n’a pas été influencé par lui par opposition à l’artificiel qui est de son dû. Le problème est alors de bien savoir placer la limite entre ce qui est naturel et ne l’est pas. Et c’est là qu’apparaissent les différences entre la définition réelle et son application dans l’usage courant.

Naturellement (si je puis dire) on aura tendance à dire qu’un stylo, une maison ou des OGM ne sont pas des choses naturelles mais qu’a contrario la forêt Amazonienne, le blé ou les oiseaux le sont évidemment ; mais ce n’est pas juste dans tous ces cas. Si des plants OGM sont qualifiés d’artificiels à cause de l’action directe du génie génétique, il n’en est en réalité pas moins des plants domestiqués « naturels » que nous consommons tous les jours et qui sont le fruit – à l’instar des animaux domestiqués – d’un long processus de sélection humaine, donc artificielle. De manière générale, depuis son apparition, l’espèce humaine n’a eu de cesse d’influencer son environnement, tout comme les autres espèces – bien que ce soit à un tout autre degré je vous l’accorde –, l’anthropisation de la planète est donc un phénomène à la fois généralisé et ancien. L’idée d’une nature vierge et immuable qu’il faudrait protéger (cf. l’écologie profonde) est une conception totalement erronée.

Pour conclure j’aimerais expliciter une chose : si cet article a pour but de clarifier certains termes en rappelant leur signification originelle et l’origine de leur signification actuelle qui peut parfois ne pas sembler très glorieuse, il ne s’agit en aucun cas de disqualifier la lutte écologiste ou l’engagement pour l’environnement. Être conscient de ces origines est au contraire une force qui permet de ne pas avancer à l’aveugle avec des termes mal utilisés. D’autre part, si un engagement dans l’écologie profonde porte une morale où le bonheur humain n’est pas au centre et donc ne respire pas l’humanisme, la protection de l’environnement se justifie tout de même d’un point de vue purement utilitariste puisqu’il existe une limite de son exploitation à ne pas dépasser pour notre propre bien.  Limite que les sciences s’évertuent depuis des années à tracer et qui risque malheureusement de ne cesser de se rapprocher sans actions concrètes et véritablement efficaces.

Axel F.

CQPS S1E21

Sors de ta piaule !

Pour cette troisième édition consécutive, le Groupement des Associations et élus Etudiants de Lyon, Indépendants et Solidaires, aussi connu sous le nom de GAELIS (c’est plus court), organise l’évènement « Sors de Ta Piaule ! » où l’accent sera mis sur… l’amusement !

Du 4 au 8 mars, à travers divers activités proposées et organisées par GAELIS et par les associations étudiantes de son réseau venez gratuitement découvrir de nouvelles danses, sports, cuisines, et de nouvelles personnes ; il y a même un super concert de nos potos de l’AECOR mardi en Astrée 13 !

Voici le lien Facebook de l’évènement où vous pourrez retrouver l’important programme : https://www.facebook.com/events/237901050451284/

Behind the scene

Vous avez toujours voulu observer les choses sous un autre angle ? Alors venez découvrir ce qui se cache dans les coulisses des répétitions et des multiples ateliers de création du groupe « Joyeuse Cacophonie » du Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon. A travers des photographies, vidéos, textes, costumes et décors, l’exposition retrace les 12 mois de préparatifs et fait découvrir des moments inédits de ce Défilé pour La Paix – thème de l’année 2018.

L’exposition est présente du 4 au 8 Mars à la BU Education Lyon Croix-Rousse au 5 rue Anselme dans le 4ème arrondissement, ne la manquez pas !

Les émotions et le piano

Le 5 Mars à 12h30, venez prendre votre pause tout en retrouvant le Piano ambulant pour la première étape de leur prochaine création autour de la musique de Schnittke. Compositeur singulier, « La musique de Schnittke laisse toujours croire que l’on écoute Berg pendant que le voisin du dessus écoute Schubert ». Venez ressentir toute la puissance des émotions, du tragique au cocasse en passant par l’absurde, bref, l’humanité concentrée dans 5m2.

Un concours !

L’association AVANZA vous propose des places pour les concerts à venir au Toï Toï !

Vous avez le choix entre :

Pour cela rien de plus simple, il vous suffit de répondre correctement à la question suivante :

Quelle mesure radicale ont pris les capitales de l’Angleterre et de la Norvège pour lutter contre la pollution en centre-ville

  • Instaurer un péage très cher pour accéder au centre-ville.
  • Interdire les voitures dans le centre-ville.
  • Autoriser la circulation un jour sur deux en fonction de la plaque d’immatriculation paire ou impaire.

Vous avez la réponse ? Alors contactez-les pour tenter de remporter vos places ! Bonne chance !

Politique, politique et comment sauver notre espèce

Bonjour à tous ! 

Aujourd’hui, on va parler définitions, amour et avenir. Et avant que vous me le fassiez remarquer, non, il n’y a pas de faute dans le titre : il s’agit bien de distinguer deux sens de ce terme – en fait, trois, mais l’avoir écrit trois fois aurait rendu le titre peu lisible. 

Juré, avec un peu de temps on survit au surlignage. Au pire il y a la fonction d’annotation de Edge qui sert bien ici !

Voyez-vous, si je vous dis « parlons politique » vous ne serez probablement pas super enthousiaste. Vous allez probablement penser qu’il y a de fortes chances qu’on finisse par s’engueuler, ou bien que de toute façon il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, bref que c’est un sujet divisif qui ne vous intéresse pas. 

Mais que signifie vraiment ce mot ? Allons voir dans un dictionnaire, par exemple, celui du CNRTL.  Si on prend « politique » comme adjectif (ce qui est le cas ici : quand on « parle politique » on parle de la chose politique), on a trois sens qui se dégagent : 

  1. Relatif à l’état, que ça soit d’un point de vue société, toutes les interactions que vous pouvez avoir avec vos amis, vos proches, tous les choix publics que vous faites ou sur un plan administratif, la carte politique par exemple, qui ne montre pas la topographie mais les frontières.
  2. Relatif aux affaires de l’état et de leur conduite, qui est assez limpide ; une capacité politique, comme une organisation, une femme, une loi politique, s’occupe (ou concerne) des affaires de l’état. Si vous êtes tentés comme moi de penser qu’une loi est fondamentalement politique, rappelez-vous que certaines lois ne viennent pas de l’état mais d’autres structures : les lois religieuses, par exemple.
  3. Qui fait preuve d’habileté, qui est avisé dans ses rapports avec autrui, un sens beaucoup plus rare. A vrai dire, on l’emploie surtout pour parler de femmes ou d’hommes politiques (au sens 2), qui peuvent l’être à ce sens-là ou non : Donald Trump est par exemple un homme politique qui n’est pas très politique. Fun, non ? (c’est un synonyme de diplomatique, si vous préférez) 

Le premier sens recoupant potentiellement n’importe quel sujet (vous voulez parler de votre soirée d’hier ? De votre couple ? Du cours d’évolution ? De vos projets d’avenir ? Ils concernent tous la société et donc l’État), il semble donc, à la lecture de cette liste, qu’on pense surtout au deuxième sens en parlant politique : on craint et on trouve sans intérêt les organisations et individus politiques, dont on juge le comportement peu positif. 

Pour autant, et attention, transition en approche, nous sommes fondamentalement tous des femmes et hommes politiques. Le sens usuel de citoyen est en effet « Membre d’un État et qui de ce fait jouit des droits civils et politiques garantis par cet État » (CNRTL toujours). Nous avons donc la capacité politique, c’est-à-dire, celle de nous intéresser aux affaires de l’État.  

Une capacité cependant n’implique pas nécessairement la volonté de l’utiliser : j’ai la capacité de danser la macarena avec un slip sur la tête, mais pour des raisons évidentes, je ne vais pas vouloir le faire. Pourquoi, dès lors, devrions-nous nous impliquer en politique, si le comportement de ceux qui y sont n’est pas appréciable ? Parce qu’il y a une affaire d’État plus importante que les autres qui traîne en ce moment : sauver notre espèce. 

Non, l’affaire n’est pas perdue : une mise en place rapide d’une sortie des énergies fossiles a une probabilité plus que correcte de permettre de limiter le réchauffement à 1,5°C. En revanche, ce qu’il manque, c’est une volonté politique de mettre en place le processus de transition de manière rapide. En d’autres termes, ce qu’il manque, c’est nous ; voilà pour l’intérêt. 

Pour autant, vous avez probablement l’impression d’être impuissant, malgré la démonstration plus haut que nous avons la capacité à nous impliquer. C’est bien normal : on ne passe pas de citoyen lambda à citoyen impliqué en un jour. Il faut pour cela rompre avec notre méfiance instinctive des autres et notre égoïsme naturel, pour aller vers les autres et faire des choses avec eux. Commencer par des choses simples, pour se rassurer, puis aller progressivement vers du plus complexe. C’est le process que recommandent Srdja Popovic & Matthew Miller dans leur excellent (et très drôle) livre « Blueprint for Revolution: how to use rice pudding, Lego men, and other non-violent techniques to galvanise communities, overthrow dictators, or simply change the world ». 

Et c’est là, enfin, que je voulais en venir en écrivant « amour ». Plus que l’apolitisme (qui n’existe pas, on l’a vu) ce qui me semble important de cultiver, c’est l’absence de parti pris, l’« apartisanisme » ; il faut s’exercer à l’empathie et à penser comme l’autre. Bien sûr que le réchauffement climatique apporte quelques avantages à certains, et bien sûr que le statu quo plait à beaucoup. Il ne faut pas nier leur réalité mais bien essayer de leur faire percevoir les problèmes, et autant que possible de ne pas transformer le désaccord en rapport de force. 

Ce que je viens d’écrire est extrêmement compliqué à mettre en œuvre concrètement, j’en suis conscient, et je suis loin d’y parvenir toujours. Mais justement, plus nombreux nous serons à essayer et plus nous aurons de chances d’y parvenir. A ce titre, je vous parlerai prochainement de la communication non violente, qui viendra nous aider à régler ce genre de problèmes. 

Fabien Sassolas