CQPS S1E3

Alors, qu’est-ce qu’on fait cette semaine ?

Un projet ?

FIE !

Vous avez jusqu’au 4 Novembre pour déposer vos projets destinés à changer le quotidien des étudiants et tenter de gagner jusqu’à 9000€ pour le financer (oui ça en fait un sacré tas de pognon…).

Alors, une idée en tête ? Rendez vous Jeudi 27 septembre de 18h à 20h en salle 103 de l’Université de Lyon, 92 rue Pasteur, Lyon 7ème.

ATTENTION: inscription obligatoire avant le 25/09 !

Pour toutes questions n’hésitez pas à contacter: fie@universite-lyon.fr

Envie de faire la fête ?

Alors ne manquez pas la soirée de Lyon in the move le 27 septembre au Ninkasi de Gerland !

ATTENTION: Un carton d’invitation est requis (oui seuls les plus grands sont invités… c’est à dire toi !).

Inscris-toi sans plus tarder sur : https://lyoninthemove.fr

Semaine d’intégration !

Bonjour à tous !

L’organisation & les assos qui s’occupent :p

La semaine dernière, si vous n’y étiez pas, c’était la semaine d’intégration pour tous les L1 de la licence STS, sur le campus de la Doua. Votre journal préféré était sur le terrain pour participer, et on a décidé de vous proposer un petit bilan sous la forme d’une interview des participants et des organisateurs.

Petit rappel du programme toutefois : la semaine s’étendait de lundi 9h jusqu’à vendredi 18h : le programme comprenait la classique présentation de l’organisation des UE et du fonctionnement de l’Université, des présentations des assos, de la BU, de Claroline, de l’AS, mais aussi des petits ateliers sur la prévention des addictions, la gestion du stress,; et plus festives, des Olympiades, un escape game et même un concert !

Pour ce qui est de ce dernier, il a dû être annulé par suite de conditions météo plutôt mauvaises – pluie, pluie et repluie, mais le reste des ateliers a eu lieu comme prévu. Si vous voulez des illustrations, je vous laisse aller sur le site de l’Université : https://www.univ-lyon1.fr/actualites/semaine-d-integration-a-lyon-1-retour-en-images–961430.kjsp

Et comment ça s’est passé ? Pour cela, je me tourne vers les premiers concernés, les L1 !

Pouvez-vous vous présenter rapidement ? (Prénom, âge, parcours)

Myriam : Je m’appelle Myriam, j’étais en PACES l’année dernière, je me suis rendu compte que ça ne me correspondait pas trop, et que je ne voulais pas continuer là-dedans. Du coup je me suis tournée vers la bio. Pour l’instant je suis plutôt satisfaite de mon choix !

Marie : Je m’appelle Marie-Eléonore. Je viens d’avoir 18 ans et je viens juste d’obtenir mon Bac S. Je suis en 1ère année de Licence en Maths-Info et je compte me spécialiser en Maths l’an prochain.

Qu’attendiez-vous de cette semaine ?

Myriam : Elle a été l’occasion de découvrir la fac et son fonctionnement.

Marie : Pour cette semaine d’intégration, je m’attendais principalement à découvrir le campus et à apprendre comment va se dérouler l’année universitaire à la fac. Je voulais aussi essayer de faire de nouvelles rencontres (notamment par l’escape game du mardi), essayer de … m’intégrer ! J’ai quand même réussi à me rapprocher de quelques personnes de ma promo.

Qu’est-ce qui vous a le plus plu ? Le moins plu ?

Myriam : L’escape game sur tout le campus était plutôt sympa malgré la chaleur, j’ai passé un bon moment.

Marie : Les choses qui m’ont plu :

  • La présence des bénévoles sur le campus qui pouvaient nous renseigner notamment si on était perdus
  • 2-3 réunions qui étaient dynamiques et qui m’ont appris certaines choses sur la vie au campus, je pense notamment à celle sur la BU qui va probablement devenir ma 2ème maison !
  • J’ai aussi retenu le moment où des associations sont venus se présenter en amphi (comme le CQFD par exemple, ou bien Biosphère qui a mis l’ambiance)
  • L’escape game était très amusant aussi par le scénario, les quelques zombies qui trainaient par ci par là, le fait que toutes les équipes s’entraidaient pour chercher le remède au virus « Integratio ». C’était une manière très cool de nous faire explorer le campus ! A refaire pour l’an prochain !

Le petit bémol : il faisait chaud à l’escape game, on voulait tous rapidement en finir !

Est-ce que vous seriez chauds pour être bénévoles l’an prochain ?

Myriam : Ça serait cool d’être bénévole l’année prochaine pour participer à l’amélioration de l’accueil des nouveaux étudiants !

Marie : Si mon année se passe bien et si je pense être à la hauteur de la tâche, je pourrai peut-être me présenter en tant que bénévole !

Merci beaucoup à eux ! Vous vous en doutez, cette semaine a aussi dû demander beaucoup d’organisation. Votre serviteur était employé en tant que bénévole, mais la charge reposait bien davantage sur les fifres que sur les sous-fifres, aussi je me tourne maintenant vers Djibrilla Noma, vice-président étudiant du conseil académique :

Comment vous est venu cette idée de faire une semaine d’inté ?

Cela fait quelques années qui nous souhaitions améliorer l’accueil des étudiants. En effet, même si des actions existaient, cela restait encore trop timide à mes yeux. Cette année dans le cadre de la mise en place du Plan Etudiant et notamment de l’accompagnement des étudiants, il nous a semblé bien de saisir l’occasion pour améliorer cet accueil.

L’organisation de la semaine d’intégration a été impulsée en lien étroit avec la présidence de l’Université qui a confié cette mission aux élus étudiants. Dans un premier temps, nous avons souhaité l’étendre à l’ensemble des primo-entrants en première année de l’Université, toutes filières confondues. Toutefois, étant donné que la décision a été prise tardivement (juin 2018), nous avons opté pour cette année de nous concentrer sur les primo-entrants en L1 STS (Sciences Technologie Santé) ainsi que d’ouvrir deux événements festifs (une garden party / olympiads et un concert d’accueil) à l’ensemble des étudiants de l’Université.

Pourriez-vous nous donner quelques chiffres vis-à-vis de cette semaine ? Combien de mois de préparation ont été nécessaires ? Combien de bénévoles ont été mobilisés au total ? Comment ont-ils été recrutés ?

L’organisation de cette semaine d’intégration (première édition), nous a occupé non-stop pendant 3 mois de juin à août 2018. Nous estimons le nombre d’étudiants présents lors du début de la semaine d’intégration à plus de 1000 étudiants.

Cette semaine d’intégration n’aurait jamais été possible sans tous les bénévoles qui sont venus nous apporter leurs aides et leurs soutiens. Sur l’ensemble de semaine, c’est plus de 50 bénévoles étudiants qui se sont investis via les élus étudiants, les associations étudiantes ou juste des bénévoles ayant vu notre appel sur les réseaux sociaux. Je tiens sincèrement à les remercier.

Quels étaient vos objectifs ? Les considérez-vous remplis ?

Les objectifs de cette semaine étaient de :

  • donner tous les outils nécessaires aux néo-bacheliers pour bien débuter leur année (information sur les formations, plateformes numériques, gestion du stress, prise de notes…) et de découvrir le campus de la Doua et les services via un Live escape game géant.
  • favoriser la cohésion entre étudiants et vie de campus. Nous avons organisé toute la semaine des moments de rencontres entre étudiants soit aux pauses repas, le live escape game en équipes, la garden party/olympiade ou encore les rencontres entre parrains et filleuls.
  • favoriser l’accompagnement des étudiants. Pour cela, nous nous sommes reposés sur des tests de positionnement scientifiques et langue afin de donner aux référents et aux équipes pédagogiques tous les éléments pour accompagner au mieux les étudiants dans leur scolarité.

Quel est, à votre avis, votre plus grande réussite ?

Selon moi, les deux grandes réussites ont été l’enthousiasme des étudiants lors du live escape game ainsi que l’organisation de la Garden party/ olympiade qui a permis aux étudiants de se rencontrer et d’échanger dans un cadre convivial et festif.

De manière plus générale, l’implication des étudiants tout au long de la semaine avec plus de 1000 étudiants est selon moi la réelle satisfaction car ils semblaient heureux et avoir apprécié cette première édition.

En refera-t-on une l’an prochain ? Si oui, quelles seraient les modifications que vous souhaiteriez apporter ?

Bien sûr ! Nous ferons un bilan pour voir les pistes à améliorer mais il me semble déjà intéressant de réfléchir peut-être à une série ateliers un peu moins long, organiser le concert (annulé à cause de la pluie) dans un lieu fermé et de mieux huiler la mécanique avec l’ensemble des intervenants pour éviter les petits couacs qui ont pu avoir lieu sans conséquences majeurs.

Merci Djibrilla pour ces informations ! Quant à moi, il me reste à vous recommander chaudement d’y participer l’an prochain, ce fut une très bonne semaine et une préparation fort agréable à la rentrée !

CQPS : S1E2

Alors, que se passe-t-il cette semaine ? C’est parti !

Associations

Pour Biosphère vous retrouverez l’ensemble des infos sur leur affiche :

Avanza… pareil :

(si : info supplémentaire : vous aurez droit à un goûter ! J’suis sûr que ça vaut pas les pizza du CQFD ceci dit :p)

Autre stuff

FIE

Le service Vie Etudiante de l’Université de Lyon, lance prochainement son appel à projets FIE (=Fonds d’Initiative Etudiante) (sous pour vos idées) où le Développement Durable sera mis à l’honneur du FIE thématique. Pour vous aider à tout comprendre, ils proposent une réunion le  Jeudi 27 septembre – 18h / 20h à l’Université de Lyon – 92 rue Pasteur – Lyon 7ème

Au programme :

  • Présentation du Fonds d’Initiative Etudiante et de la démarche de Transition énergétique et écologique (TEE) de l’Université de Lyon.
  • Présentation des idées/projets TEE par les participants étudiants.
  • Élargir son évènement et ouvrir le champ des possibles : découvrez des acteurs du développement durable.
  • Échanges autour d’un verre.

Pour participer :  inscription  au plus tard le 25/09 et pour présenter votre idée/projet envoyez une diapo 25/09 au plus tard à vie.etudiante@universite-lyon.fr  Vous aurez 2 min pour votre pitch.

Sainté accueille ses étudiants

Si vous avez des sous pour un billet de train ou que vous habitez pas loin, il y a pas mal de trucs à faire ! Toutes les infos sont par ici : http://saint-etiennetourisme.com/fr/agenda/sainte-accueille-ses-etudiants/

Bonne semaine à tous 😉

Le guide de rentrée V222 est là !

CQFD, le journal qui tient ses promesses ! Le tout nouveau guide de rentrée sera dispo demain au local pour ceux qui seraient intéressés. En attendant on vous propose de regarder ici la version PDF :

A bientôt pour de nouvelles aventures !

CQPS S1E1 : Cours commun du CHELs

Bonjour à tous !

Si vous ne savez pas quoi faire dans les semaines à venir, cette série d’articles est là pour vous ! CQPS pour “C’est Qu’on Pouvait Sortir”, et aujourd’hui on va parler du nouveau cours du CHELs, ou « Centre des Hautes Etudes de Lyon – sciences ».

Il vous permettra de mieux comprendre, contrôler et maîtriser vos émotions et celles des autres, via une série de conférences avec les écoles partenaires du Centre – Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon, l’Ecole Centrale de Lyon, l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, Mines Saint-Etienne, Sciences Po Lyon, VetAgro Sup.

Toutes les séances se passeront à l’ENS de Lyon, amphi Descartes du site du même nom (attention à ne pas vous tromper : l’ENS est découpé en deux sites distants de 15 min !). Voici un petit extrait du programme (5 séances sur 12) :

  • 20 septembre 2018 : Révoltes et mouvements de l’âme : du sens des émotions ; Romain Descendre – ENS de Lyon
  • 27 septembre 2018 : Emergence de l’expression des émotions dans la musique vocale ; Anne Delafosse – CNSMD de Lyon
  • 4 octobre 2018 : Modèles computationnels pour la prédiction de l’émotion ; Emmanuel Dellandréa – Ecole Centrale de Lyon
  • 11 octobre 2018 : L’évaluation des émotions chez les animaux ; Luc Mounier et Alice De Boyer Des Roches – VetAgro Sup
  • 18 octobre 2018 : Les émotions au coeur de la relation homme-animal ; Jean-Luc Cadoré, Isabelle Desjardins, Marine Hugonnard et Samuel Vidal – VetAgro Sup

Intéressés ? Rendez-vous dans ce cas sur leur site avant le 16 pour vous inscrire! (c’est gratuit)

Dix raisons pour lesquelles il est facile de tromper les médias

La 11ème va vous surprendre…

Bonjour à tous !

Cet article sera le premier d’une série consacrée à la désinformation, à ses conséquences & à ses mécaniques. Il vient aussi s’intégrer à notre participation à la Fête de la Science, dont le thème national cet année est « Les idées reçues ».

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un rapport sorti récemment nommé « The Oxygen of Amplification » ; il a été produit par Data & Society, un institut de recherche indépendant de New-York1, via entre autres des interviews avec des journalistes, et vise à trouver de meilleures méthodes journalistiques pour communiquer sur les extrémistes et manipulateurs qui traînent sur Internet, communément appelés « trolls », bien que ce terme ne soit pas tellement représentatif comme nous le verrons plus loin.

Un échantillon du comportement de “trolls” par gee (prononcez djee)

Du paradoxe du troll

Il se focalise plus particulièrement sur la période autour des élections américaines de 2016 pour avoir un pic d’activité à analyser ; en effet, à cette période, toute une galaxie de manipulateurs d’horizons divers a atteint une telle activité qu’elle devint, pour les journalistes, impossible à ignorer.

Pour autant, rédiger une actualité sur leurs (ex)actions – fausse information, campagne de harcèlement, ou théorie du complot – entraîne immédiatement une exposition supérieure de cette dernière : la portée d’une page conspirationniste est encore, dieu merci, inférieure à celle de la portée d’un journal.

S’est donc créé un paradoxe, comme le rapport le note : d’un côté, les conspirationnistes et leurs amis, accusant les médias de ne diffuser que des mensonges ; et d’un autre côté, ces mêmes médias servant de relai pour leur cause.

Des problèmes de conscience

On voit donc le problème : il est impossible aux médias d’ignorer certaines choses ; mais les transformer en actualité les renforce. Pourquoi ? Voici quelques points, évoqués par les journalistes interviewés et repris dans le rapport :

En parler augmente « l’intérêt » des campagnes de harcèlement et donc leur fréquence (« Oh, quand je fais ça les médias écoutent ? COOOL »), de même pour la désinformation. Il augmente au passage l’importance des acteurs concernés artificiellement (si tous les journaux parlent du même groupe de trois boulets dans un garage, ils ont l’air d’être plus nombreux que trois boulets dans un garage, surtout sur Internet où estimer le nombre n’est pas aisé).

Cela normalise et insensibilise les lecteurs (la « fatigue médiatique » qui se produit à force d’exposition aux mêmes actualités, comme par exemple les noyades en Méditerranée : un scandale au début, une atroce habitude à force), et risque d’augmenter la crédibilité de la fausse information (« s’ils en parlent en disant que c’est faux ça doit être vrai »).
Cela donne également le contrôle du narratif aux manipulateurs (« Jojo fait péter la campagne de harcèlement aujourd’hui on fait les gros titres ») et réduit des sujets complexes à des débats stériles (« le réchauffement climatique est un problème auquel nous DEVONS trouver une solution » transformé en « Est-ce que le réchauffement climatique existe » avec d’un côté les pour et de l’autre les contre).

Ne pas en parler, cependant, peut laisser le champ libre à des mensonges encore pires ; laisser passer une occasion d’éduquer le public, en expliquant par exemple ce qu’est le réchauffement climatique ; laisse le contrôle du champ culturel aux manipulateurs ; peut signifier qu’un autre journaliste va tomber sur le sujet et faire un mauvais article par manque de compréhension du sujet ; et surtout ne permet pas d’éliminer le problème.

Et structurels

Pour autant, les raisons citées ci-dessus ne permettent pas de résumer tout le débat. Entrent également en jeu des raisons plus prosaïques et proches du journaliste. Les statistiques en sont un premier point : en effet, de nos jours, il est très facile de mesurer la popularité d’un article, et ces mesures sont utilisés, entre autres, pour déterminer la visibilité d’un article sur les réseaux sociaux ou le prix des annonces. Comment s’étonner dès lors qu’il soit tentant de faire un article sur les « trolls » quand on sait que ce terme attire les clics ?

A ce titre, je vous conseille de lire l’excellent article de nextinpact, journal d’informatique dans tous ses aspects (nouvelles technologies mais aussi lois, enjeux, sciences) qui raconte leur expérience d’une journée sur les titres racoleurs : https://www.nextinpact.com/blog/93581-retour-sur-1er-avril-pas-comme-autres-vous-nauriez-jamais-imagine-suite.htm

xkcd fournit un bon exemple de ce à quoi aurait pu ressembler les siècles passés avec les analytiques d’aujourd’hui.

Plus subtils, mais non moins dangereux, deux autres points influencent lourdement la décision de publier ou non une information : le « journalisme itératif » (traduction littérale de l’auteur) et le faux équilibre médiatique.

Le « journalisme itératif » consiste à reprendre une information d’un autre journal, pour ne pas être à la traîne. Bien que cela puisse être très positif, si l’article à l’origine est bon – c’est, après tout, ce que je suis en train de faire – il peut être très dommageable pour peu qu’il s’agisse d’une in-faux-rmation.

Une vidéo d’horizon-gull sur une “infaux” récente répandue dans la presse française par la magie de ce principe.

Le faux équilibre médiatique consiste, lui, pour reprendre la définition de Wikipédia2, à « présent[er] un enjeu selon un équilibre entre deux points de vue opposés, alors que les faits ne pointent pas vers un tel équilibre. Ils peuvent ainsi exagérer l’importance d’une position minoritaire ou omettre de présenter des informations qui mettraient en évidence l’absence de fondement d’une position » ; exemples communs : créationisme VS « évolutionisme », réchauffement naturel VS réchauffement anthropique.

A lire à ce sujet, une opinion publiée sur le site du Guardian par Rupert Read, membre d’un « thinkthank », parlant de sa proposition d’interview par la BBC : https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/aug/02/bbc-climate-change-deniers-balance

Tout le problème, ici, est qu’il y a confusion entre un traitement équitable et un traitement égal. Il n’y a rien d’équitable à mettre sur le même plateau le créationisme et l’évolutionisme : l’un fait partie de l’édifice scientifique contemporain et est à ce titre plusieurs fois confirmé, quand l’autre n’est qu’issu de la croyance et ne s’appuie sur rien d’autre que la foi de ses partisans. Ce biais médiatique s’appuie également sur l’habitude que nous avons de chercher la justice au milieu de deux idées opposées, quand parfois ce milieu n’existe pas : ainsi entre un pro- et un anti-esclavage, la vérité ne se trouve pas dans un état semi-libre semi-prisonnier.

L’ensemble de ces problèmes évoqués plus haut est multiplié par la hiérarchie, qui si elle cherche à atteindre des quotas et des montants, risque de jouer le jeu des trolls ; mais aussi par la composition des rédactions, souvent composés de la même classe sociale : des hommes blancs plutôt favorisés, et ce à cause de la difficulté de rentrer dans le milieu journalistique sans passer par les écoles, qui sont coûteuses.

Des solutions au problème

Troll pas de l’Internet. Droits du screen : Unoficial Elder Scrolls Wiki

Comme vous le dira n’importe quel joueur d’Oblivion : contre les trolls, rien de tel que les boules de feu. Ah, on ne parle pas des mêmes ?

Proposées par le rapport

Il commence par proposer trois règles de base : vérifier que le contenu est intéressant au-delà de la communauté dont l’article parle ; vérifier que l’histoire a un intérêt pour la société, en ouvrant de nouvelles pistes de conversation, ou en donnant de nouveaux exemples pour une actuelle ; enfin, évaluer les potentiels dangers de ce qui est raconté. Par exemple, donner tous les détails d’une attaque terroriste peut juste inciter à de nouveaux actes, mais s’il s’agit de s’intéresser au parcours du tueur pour comprendre comment il en est arrivé là, alors c’est intéressant pour la société.

Les conseils suivants se centrent plus sur les spécificités des différentes catégories de contenus « trollesques ».

Réflexion additionnelle

Ce n’était pas l’objet du rapport, qui se concentrait surtout sur les « mainstream media » donc de centre-gauche ; mais il est utile ici de rappeler, comme le débat des fake news et les tentatives de classifications en France l’a fait ressortir, qu’il est outrageux, pour un journal, de se dire objectif.

Que ce soit Le Monde ou la BBC, pour ne citer que les deux noms que j’ai en sources, il ne peut y avoir de traitement complètement objectif des faits de société. Pourquoi ? En partie par ce qu’on vient d’expliquer avant : en sélectionnant les nouvelles, il contribue déjà à filtrer. Faut-il parler du dernier meurtre commis à Anvil, du background du tireur ? Ou est-ce un fait divers pourri ? Parle-t-on des enjeux de la manifestation ou de ses dérives ? En quelle quantité ?

Le juste milieu, ici, n’existe pas. Il est plus sain d’observer la situation d’un œil critique : par exemple, Le Monde (comme la BBC en passant) est libéral économiquement et socialement, comme peut le montrer ici cette capture d’écran3 :

Une proposition alternative à l’idéologie économique dominante est identifiée comme une « fausse question » et une manifestation dénonçant les propos du pape fait partie des titres les plus vus. Ce n’est pas très remarqué car c’est la position standard de la société : il est extrêmement difficile d’envisager des alternatives à un système économique aussi puissant que l’actuel, et il est dieu merci difficile d’envisager que les gens qui aiment différemment sont autre chose que des humains comme les autres.

Cependant, et c’est important, il faut faire ici une différence. Une différence entre l’absence de neutralité (condition par défaut) et la franche partialité. Ce n’est pas parce que Le Monde est orienté selon ces deux axes qu’il ne peut pas parler positivement d’une alternative, ou qu’il va détourner les faits pour les conformer à sa vision. En revanche, prenons au hasard FoxNews, c’est directement plus tendancieux (à ce sujet, regardez cet excellent reportage du Guardian).

Il faut, en tout cas, que le journal l’assume (ce qui n’est pas toujours le cas, rapport au Decodex par exemple : http://www.liberation.fr/debats/2017/02/05/decodex-decode_1546462) et que le lecteur en soit conscient : il n’y a pas toujours de juste milieu et les extrêmes n’ont pas toujours tort.


1 : https://datasociety.net/about/, consulté le 29/08/18

2 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_équilibre_médiatique, consulté le 29/08/18

3 : https://grisebouille.net/fakir-contre-le-reste-du-monde/ j’inspire mes remarques de ce post de blog, qui contient d’autres exemples de fausse neutralité. Blog, qui, d’ailleurs, n’est pas neutre, et pour le coup, pas toujours objectif. Ses exemples faisant néanmoins sens, je les retiens.